Khaelys, groupe de métal originaire de Strasbourg a sorti trois titres sur Internet en début d'année et est actuellement en train d'enregistrer son premier EP en studio. Pour l'occasion, les membres du groupe ont accepté de répondre à quelques questions, que je vous invite à découvrir dès aujourd'hui! Merci au groupe pour le temps qu'ils m'ont consacré!
Vous avez sorti votre première démo, Renewal, il y a maintenant 3 mois. Comment a-t-il été accueilli par le public internaute ?
La démo Renewal a été une grande aventure pour le groupe car elle a été enregistrée lorsque la formation n’avait que 4 mois d’existence. Nous étions dans l’effervescence de la création de notre set musical et nous avions hâte de faire découvrir les premiers résultats de notre travail.
N’ayant pas assez de compositions pour présenter notre musique sur scène, nous avons alors décidé d’enregistrer 3 des titres que nous avions déjà finalisés à ce moment là afin de faire une démo qui nous permettrait de démarcher mais aussi pour les mettre en écoute sur notre page myspace.
L’enregistrement de Renewal n’a pas été une mince affaire car aucun de nous n’avions les compétences et le matériel permettant d’enregistrer de la musique. Nous nous sommes donc débrouillés avec les moyens du bord pour enregistrer les instruments individuellement sur l’ordinateur du bassiste.
Les prises des guitares et de la voix ont été effectuées via un microcube directement branché sur l’ordinateur, la basse a été faite selon le même principe mais avec un petit combo basse, les sons du synthés ont été pris de la même manière et la batterie a été enregistrée grâce à une batterie électronique.
Le mixage, si on peut appeler ça ainsi, a été fait un peu au hasard vu que personne ne savait le faire. Au final ça n’était plus que du bricolage mais nous sommes quand même parvenu à quelque chose d’écoutable après des heures de travail à essayer de comprendre comment fonctionnait le logiciel.
Le résultat était très moyen mais cela nous a quand même permis de donner un aperçu de ce que nous faisions.
Même si nous étions un peu sceptiques au départ, cette démo a malgré tout été bien accueillie par le public internaute. La qualité médiocre des enregistrements n’a bien sûr pas échappée aux regards et a été pointée du doigt mais beaucoup de compliments ont été faits en particulier pour la richesse de la voix ainsi que l’ambiance et l’atmosphère que dégageait notre musique. L’originalité de la musique a également été évoquée, ce qui nous a particulièrement fait plaisir car notre but était avant tout de trouver notre propre style, notre propre univers.
Comment se déroule l'enregistrement de votre premier EP, Darkest Hours ? Etes vous dans les temps ?
L’enregistrement de notre premier EP est un grand évènement «également pour nous tous.
Motivés depuis la création du groupe à sortir le plus vite possible un EP, nous avons tous travaillé très dur pour pouvoir y arriver rapidement. Et, 3 mois après la sortie de notre première démo, nous nous sommes lancé à l’assaut du studio « le Kid Studio » avec Jonathan ALLARD aux commandes.
Les 6 titres qui étaient prévus lors de notre première discussion de projet de studio se sont transformés en 10 titres car nous avons avancé plus vite que ce que l’on espérait au départ.
Nous nous sommes préparés pendant des mois en travaillant nos musiques et notre technique instrumentale afin de relever ce défi.
Défi qui durera 12 jours exactement pendant lesquels chacun de nous s’est donné à fond.
Les enregistrements se sont bien déroulés dans l’ensemble, les délais ont été respectés et nous n’avons pas pris de retard pour le moment. Rien de bien méchant, donc, hormis le stress et la fatigue qui se sont largement fait sentir vers la fin de la session studio.
Les musiques ont été mixées de la fin des enregistrements jusqu’au 30 mai par les soins de Jonathan ALLARD.
Suivra directement le mastering de l’ensemble des musiques au studio « Mon Studio » à Nancy avec Yann KLIMEZYK aux commandes cette fois-ci.
Nous avons du attendre le 5 juin pour enfin entendre le résultat final qui était loin de nous déplaire !
En parallèle à tout cela, le graphisme de L’EP ainsi qu’un nouveau design pour le site et la page myspace sont en cours sous la direction de notre graphiste/photographe Isabel ROSKI.
A l’heure actuelle, il ne reste plus que le pressage à mettre en route pour enfin pouvoir tenir le fruit de nos efforts entre nos mains.
Et, malheureusement, le retard se fait sentir au niveau du pressage…
Avez vous déjà un titre phare sur cet EP? Si oui, pourquoi ce titre ?
Il est difficile de répondre à cette question puisque tous les titres de notre EP ont quelque chose qui les distingue des autres et reflètent chacun un des aspects musicaux que l’on voulait exprimer à travers notre projet.
Cursed Necropolis et The War, par exemple, ont été faites pour faire ressortir le côté oriental de notre musique.
Bittersweet et Left Alone ont été composées dans le but de mettre en avant la voix et le côté mélodique de Khaelys.
Frozen Gift a hérité d’un côté plus « progressif » dans sa structure avec beaucoup de changement de thèmes et une atmosphère plus prenante.
The Madness et Misty Shadows sont des titres plus sombres qui révèlent un visage plus tourmenté de Khaelys surtout la dernière qui est la seule chanson de l'EP où domine la voix gutturale.
Enfin Let Me Dream est une ballade plus calme pour reposer les esprits après la guerre et la folie (The War, The Madness).
Du fait de cette diversité au sein de nos compositions, il est difficile de désigner un de ces titres comme un titre phare. Mais, s'il fallait vraiment le faire, nous opterions plutôt pour « Frozen Gift » car c'est le titre qui reflète le plus, que ce soit au niveau de la structure, des rythmes et du style de chant la direction que l'on souhaite prendre dans l'avenir, sans pour autant oublier le meilleur de ce que l’on a pu faire dans nos premières compositions.
On ressent une certaine mélancolie dans vos mélodies. Quelles sont vos principales sources d'inspiration ?
La mélancolie que dégage notre musique reflète le côté obscur et amer de la vie en s'inspirant principalement du mouvement gothique qui se focalise, essentiellement et à sa manière, sur le sombre pour mettre en avant le côté précieux et éphémère de la vie.
Similairement, l'esprit humain, lui, est fait de manière à retenir plus facilement les évènements négatifs et marquants, probablement pour des raisons de survie…
Notre idée est donc de faire une musique qui illustre ces deux critères, en insistant sur des ambiances où règnent l'oppression, l'angoisse, le mystère et la tristesse.
Nous présentons également nos textes comme des contes, de façon claire et abordable tout en laissant une marge d'interprétation personnelle, pour que chacun puisse s'y reconnaître et s'y projeter. Mais nous essayons au possible de ne pas raconter d’histoires qui font rêver. Nous abordons plutôt les thèmes plus obscurs de la vie.
En procédant ainsi, nous plaçons les malheurs dans le côté « imaginaire ». De ce fait, les personnes qui écoutent notre musique pourront réaliser que s’il y a du malheur dans l’imaginaire, c’est qu’il reste aussi du bon dans la réalité que nous vivons chaque jour.
Nous appuyons également cet « espoir » en laissant toujours une petite porte de sortie à nos histoires, afin que chacun puisse chercher et choisir la solution qu’il pense la meilleure pour résoudre l’énigme. L’important étant de comprendre qu’à chaque problème comporte sa solution.
Que pensez vous de la scène Métal française d'aujourd'hui ?
La scène métal française d’aujourd’hui est assez particulière. Longtemps considérée comme « marginale », la musique métal a longtemps été boudée du public français. Cependant, le développement de nouveau style de métal plus « doux » comme le métal lyrique, atmosphérique, symphonique, etc, ouvre la brèche et fait tomber les préjugés trop longtemps épinglés à cette musique.
Aujourd’hui, le public commence à s’ouvrir et découvre que derrière le mot « métal » se cache en fait un panel de styles très variés pouvant satisfaire à tous les goûts !
Donc, malgré son retard, la scène métal française n’a pas encore dit son dernier mot et risque de faire quelques surprises. En tous cas, c’est ce qu’on lui souhaite !
Voici une question pour chaque membre : Quel est le groupe dont vous rêveriez de faire la première partie ?
Stéphane : Epica
Kenza : Within Temptation, Lacuna Coil
John : Nightwish
Damien : Delain
Lucie : 69 eyes....